Homélie de son Éminence le Cardinal Paul Poupard

Ecrit par Webmaster le 17 décembre 2019. Publié dans Actualité de l'association, Actualité générale

Messe de la Solennité de Saint Nicolas
Église de Saint Nicolas des Lorrains à Rome ,le 6 décembre 2019.

“Chers Amis de Saint Nicolas des Lorrains,

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

Une fois encore, à la grâce de Dieu, saint Nicolas nous réunit, de la Lorraine à Rome, et de la terre au ciel. Je célèbre cette messe pour notre regretté Baron Guerrier de Dumast avec qui durant tant d’années nous avons prié en cette église qu’il n’a eu de cesse d’entretenir et d’embellir, dans une double et même fidélité à la Lorraine et à Rome, réunies dans le culte de saint Nicolas. Fidélité lorraine et romaine et Fidélité familiale.

Il m’en souvient — voici soixante déjà, c’était hier — après la messe célébrée en notre église, à laquelle il avait assisté, le père de notre ami défunt, Maxime de Dumast nous rejoignait pour partager le petit-déjeuner avec le Recteur, Mgr Achille Glorieux, qui était le correspondant du journal La Croix à Rome et secrétaire de la Commission préconciliaire pour l’apostolat des laïcs créée par le nouveau pape Jean XXIII, dont j’étais le jeune collaborateur à la Secrétairerie d’État.

Maxime de Dumast, au cours du petit déjeuner, me faisait don d’une plaquette illustrée reprenant une causerie qu’il avait donnée à l’Association des Lorrains de Paris, le 19 juin 1959. Je l’ai rouverte pour préparer cette homélie, et j’ai redécouvert que les Lorrains fidèles avaient fondé – je cite – « il y a cinq ans », donc en 1954, une Association des Amis de Saint-Nicolas-des-Lorrains dont le siège est à Nancy, au 35 cours Léopold. Il nous est bon de nous remémorer cette histoire de fidélité que je résume à grands traits.

À l’époque où la Lorraine était une Puissance indépendante, ses Ducs entretenaient les rapports les meilleurs avec le Saint-Siège. De nombreux Lorrains habitaient Rome. Nos Romains, qu’on appelait « curialistes », rédigeaient et expédiaient des Brefs et Bulles innombrables. Eux et leurs familles ont atteint à un certain moment, en 1627, le chiffre incroyable de 6000 personnes.

D’abord regroupés en 1473 dans une Confrérie de Laïcs appartenant à diverses Nations au-delà des Alpes : France, Bourgogne, Lorraine, Savoie, Allemagne, Flandres, ils obtinrent du pape Grégoire XV, le 5 octobre 1622, d’avoir une église à eux. « Les Lorrains – dit la Bulle pontificale – Fils du vieux Royaume d’Austrasie, se distinguent de temps immémorial dans la Curie Romaine, tant à l’honneur de celle-ci et du Siège apostolique, par leur parfaite intégrité et leur dévouement infatigable. Aussi le pape est-il disposé à écouter leurs instances, toutes inspirées de leur dévotion envers saint Nicolas, Protecteur et Patron des Duchés de Lorraine et de Bar, et à leur donner un lieu commode et connu à Rome pour leurs réunions et les pieux exercices de leur Confraternité, à l’instar des autres Nations qui ont leur regroupement dans la Ville ». Et le pape donnait à perpétuité aux Lorrains la propriété pleine et entière de l’église Saint-Nicolas-in-Agone et de l’immeuble attenant. Du latin agone qui par déformation est devenu navone, notre actuelle Place Navone, qui occupe l’emplacement du stade de Domitien.

La construction de notre église commença en 1636, avec une façade au fronton triangulaire portant une Croix de fer forgé ornée de Croix de Lorraine et de fleurs de Lys, avec cette simple et fière inscription : « Édifiée en l’honneur de saint Nicolas par la Nation des Lorrains ».

Notre talentueux conférencier décrit avec bonheur les fresques de la voûte et de la coupole de Corrado Giaquinto, la Vierge de Guido Reni, les bas-reliefs qui représentent des scènes de la vie de saint Nicolas, le tableau du peintre lorrain, Nicolas de Bar, dit Nicolet ou Nicoletto. Le saint tient un livre ouvert où l’on peut lire : « La paix soit avec vous, je suis Nicolas votre protecteur ».

Maxime de Dumast termine sa conférence en citant parmi les membres fondateurs de notre Association le cardinal Eugène Tisserant, le Président Robert Schuman, les évêques de Nancy, Metz, Saint-Dié et Verdun, ainsi que les maires de Nancy et de Metz. Et il conclut par une invitation à rendre visite à l’église Saint-Nicolas-des-Lorrains et à s’y recueillir, dans la pensée de la petite patrie comme de la grande, de la Lorraine comme de la France, ce que nous faisons ce matin.

Nous invoquons avec ferveur saint Nicolas, né au IVe siècle à Patare en Lycie, en Asie Mineure. D’abord moine, puis Abbé, il devient évêque de Myre en Asie Mineure. Avec une grande charité il soulage les détresses corporelles et spirituelles. Son culte se répand en Occident après la translation de son corps à Bari en 1087, et particulièrement en Lorraine, quand le Chevalier Aubert, originaire de Port, rapporte une de ses reliques dans son pays, qui va devenir Saint-Nicolas-de-Port. En 1477, le duc René II proclame Nicolas, Patron de la Lorraine. Mais déjà en Orient, sa popularité, de longue date, l’a fait invoquer comme patron de la Grèce et de la Russie. Constantinople – aujourd’hui Istanbul – eut jusqu’à vingt-cinq églises dédiées à saint Nicolas ; et en Grèce, sur 4637 églises, 359 l’ont comme patron. Après la Grèce, la Grande-Bretagne lui a voué un culte extraordinaire. Patron des écoliers dans le nord de la France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse, il vient de nuit déposer jouets et friandises dans la cheminée.

Une luxuriante légende dorée lui fait jeter nuitamment par la fenêtre, trois bourses d’or pour doter les trois filles d’un de ses voisins désargenté qui les destinait à la prostitution. Et nous avons tous chanté avec élan dans notre jeunesse : « Ils étaient trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs ». Trois enfants, qu’un aubergiste avait assassinés et mis dans son saloir, trois petits enfants que le bon saint Nicolas vient ressusciter.

Ce sont pour nous autant d’incitations à la prière. Tant de petits enfants encore aujourd’hui – notre pape François nous le rappelle sans se lasser – sont affamés, violés, assassinés ; tant de jeunes femmes encore aujourd’hui vouées à la prostitution, tant de chrétiens encore aujourd’hui, persécutés en Asie Mineure et sur le pourtour du bassin méditerranéen.

Et nous prions avec ferveur pour la Lorraine et tout particulièrement pour notre regretté ami, le Baron Guerrier de Dumast. Que le Seigneur qu’il a si généreusement servi sur la terre, de la Lorraine à Rome, et singulièrement en notre église Saint-Nicolas-des-Lorrains, l’accueille en son paradis, qu’il repose dans la paix, la joie et la lumière.

Amen”

Avis de décès – Bernard Guerrier de Dumast

Ecrit par Webmaster le 18 novembre 2019. Publié dans Actualité de l'association, Actualité générale

Présentation d’un nouveau livre sur « La Villa Bonaparte »

Ecrit par Webmaster le 12 avril 2019. Publié dans Actualité générale

Le 2 avril a eu lieu la présentation d’un nouveau livre sur la Villa Bonaparte, siège de l’Ambassade de France près le Saint-Siège. Cet ouvrage analyse le pari architectural, le projet conceptuel de cette Villa et illustre les résultats et dévoile les techniques des récentes restaurations des façades de ce bâtiment de la deuxième moitié du XVIIIème siècle. Dans ses mots d’introduction le Chargé d’affaires de France a.i près le Saint-Siège, M. Yves Teyssier d’Orfeuil, a rappelé les grandes figures qui ont vécu ont sont passées à la Villa. La présentation a été confiée à Mme Susanna Pasquali, spécialiste de l’histoire de l’architecture romaine du XVIIIème siècle, qui est revenue sur la naissance du projet architectural voulu par le cardinal Valenti Gonzaga. M. Sebastiano Roberto a expliqué l’architecture du bâtiment en comparaison avec d’autres modèles architecturaux de la même période. et M. Didier Repellin a illustré le déroulement du chantier de restauration des quatre façades et du toit qui a eu lieu en 2017. Parmi la centaine de personnes qui ont assisté à cet évènement, on peut citer la Princesse Maria Pia Ruspoli, dont la famille est liée aux Bonaparte et à l’histoire de la Villa, S.E.R Mgr François Bacquet, ancien nonce apostolique, S.E.M. Dominique de La Rochefoucauld-Montbel, Grand hospitalier de l’Ordre souverain de Malte, Mgr Patrick Valdrini, ancien Pro-recteur de l’Université pontificale du Latran. Le Trio pour piano et cordes no 2 de Schubert a été joué à la fin de la présentation par Alberto Mina (violon), Carlo Onori (violoncelle), Michele d’Ambrosio (piano).

Découvrez les photos de cette événement sur le site de l’Ambassade de France près le Saint-Siège.

 

Le pélerinage dans les Pouilles

Ecrit par Webmaster le 24 mars 2019. Publié dans Actualité générale

“Sur les pas de Saint-Nicolas et du Padre Pio”, sous la conduite spirituelle de Monsieur le Chanoine André Dukiel.

Télécharger le programme.

Le camée de Nancy, de Néron à saint Nicolas

Ecrit par Webmaster le 14 janvier 2019. Publié dans Actualité générale

L’ouvrage est d’ores-et-déjà disponible dans les Bibliothèques de Nancy ou par correspondance : adressez votre chèque d’un montant de 15 € à l’ordre de Régie de recettes de la Bibliothèque municipale, avec vos coordonnées postales, à Bibliothèques de Nancy – 43 rue Stanislas – 54000 Nancy. 

Pour tout renseignement : 03 83 37 38 83 – bibliothèque@nancy.fr

Allocution lors du dévoilement de la plaque à la mémoire du Recteur JACQUOT

Ecrit par Webmaster le 14 décembre 2018. Publié dans Actualité générale

Texte de l’allocution prononcée par Gabriel Villeroy de Galhau à l’occasion du dévoilement de la plaque à la mémoire du Recteur JACQUOT le 6 décembre 2018

L’Académie de Saint Nicolas dont le nom apparaît sur cette plaque réunit trois associations lorraines liées au culte de Saint Nicolas, àsavoir l’Association Connaissance et Renaissance de la basilique de SaintNicolas de Port, la très ancienne Confrérie de Saint Nicolas de Yutz etl’Association des Amis de Saint Nicolas des Lorrains à Rome.

Les responsables de ces trois associations se retrouvent une fois l’an dans le but de décerner un prix de Saint Nicolas à une personne ayant particulièrement contribué à faire rayonner le culte du saint patron de la Lorraine. C’est ainsi que ce prix a été attribué dans la passé aussi bien à des universitaires, des religieux ou même il y a deux ans à un dessinateur d’images d’Epinal.

Mais il était évident pour tous que le Père Jean-Louis Jacquot devait trouver sa place dans cette liste. Je n’évoquerai pas son parcours de prêtre dans diverses paroisses et fonctions de notre diocèse. D’autres l’ont fait (ou vont le faire). Je rappellerai simplement qu’il avait été très sensible au fait d’avoir été désigné l’an dernier comme lauréat de ce prix. Il y voyait, à juste titre, la récompense de ses actions en faveur du développement du culte de l’évêque de Myre dans notre région.

Il avait trouvé dans sa nomination à Saint-Nicolas-de-Port en 1998 par Monseigneur Jaeger le champ d’action idéal pour mettre en application son attirance à la fois pour les belles cérémonies et pour la liturgie orientale, Saint Nicolas étant, comme on le sait, probablement le saint le plus universellement révéré tant en Orient que chez nous. Il pouvait ainsi légitimement introduire dans ses célébrations un faste cher à nos frères orthodoxes, quitte parfois à déconcerter certains de ses paroissiens. Il y ajoutait une touche personnelle grâce aux ornements magnifiques qu’il confectionnait de ses mains.

Et bien sûr, ses actions trouvaient leur aboutissement en particulier dans la remise à l’honneur de la procession ancestrale dans la basilique autour du 6 décembre où il avait réussi à attirer au fil des années de plus en plus de pèlerins venus parfois de très loin. Je pense que la plupart d’entre nous ici ont eu l’occasion de participer à cette manifestation dans la basilique bondée pour la circonstance. Quelle ferveur et quelle foi émanait alors de ces milliers de fidèles chantant à pleins poumons l’hymne de Saint Nicolas en cheminant comme ils le pouvaient au milieu de cette foule !

Et impressionnante était aussi cette foule qui s’était retrouvée pour votre messe d’À Dieu, cher Jean-Louis, remplissant, une dernière fois autour de vous, jusqu’à la dernière chaise de cette si belle basilique à laquelle vous étiez si attaché.

Oui, Jean-Louis, vous avez bien mérité cette distinction. Vous êtes hélas parti trop tôt pour pouvoir la recevoir en mains propres comme nous l’aurions souhaité mais, de là où vous êtes, je suis bien persuadé que vous vous en réjouissez avec nous.

Programme des Fêtes de la Saint Nicolas des enfants à Rome 

Ecrit par Webmaster le 11 décembre 2018. Publié dans Activité de l'église à Rome, Actualité de l'association, Actualité générale, Evénements

L’association des amis de Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome vous propose de télécharger le Programme des Fêtes de la Saint-Nicolas des enfants à Rome.
Ces festivités sont organisées par la Congrégation des Frères de Saint-Jean qui anime notre église lorraine à Rome le 15 décembre 2018.

Homélie de Mgr Bernard ARDURA

Ecrit par Webmaster le 11 décembre 2018. Publié dans Actualité générale, Evénements

Découvre l’homélie de Monseigneur Bernard ARDURA, Président du Comité pontifical pour les sciences historiques, à l’occasion de la Solennité de Saint Nicolas le 6 décembre 2018 en l’église de Saint Nicolas des Lorrains à Rome.


Frères et Sœurs dans le Christ,

Saint patron des enfants, des jeunes, des écoliers, des filles à marier, des pharmaciens, des commerçants, des marins et des pêcheurs, saint Nicolas est l’un des saints les plus aimés et les plus vénérés au monde, tant de la part des catholiques que des orthodoxes, comme en témoignent à Rome outre cette église des Lorrains, l’église San Nicola in carcere, construite au milieu d’un quartier autrefois peuplé de grecs, et l’église saint Nicolas, paroisse des orthodoxes russes de Rome.

Saint populaire par excellence, Nicolas a inspiré toute une littérature hagiographique dont témoigne la décoration de notre église Saint-Nicolas-des-Lorrains. Né vers 260 à Patare dans l’actuelle Turquie, approximativement en face de l’île de Rhodes – si l’on s’en tient à l’archimandrite Michel qui met par écrit vers 710 une tradition orale hautement probable – Nicolas dont le nom signifie « Victorieux », est surtout connu comme évêque Myrrhe, à cette époque deuxième grand port de l’Asie Mineure avec Patare.

L’élection de Nicolas, encore laïc, à la tête de l’Église de Myrrhe vers l’an 300, fut présentée, quatre siècles plus tard, par l’hagiographe Michel sous une forme légendaire dans le but de prouver que cette élection n’était pas le résultat de négociations humaines, mais le fruit de la seule volonté de Dieu. Sur la lancée, plusieurs écrivains, dont Métaphraste au Xe siècle, ont voulu enrichir la figure de l’évêque Nicolas en faisant de lui un courageux pasteur persécuté avec ses fidèles et puni d’exil, dura nt la persécution relancée par Licinius en 319, soit six ans après l’Édit de Milan. L’historien byzantin Nicéphore Calixte écrivait à propos du premier Concile œcuménique tenu à Nicée en 325 : « Au concile de Nicée, beaucoup resplendissaient des dons apostoliques. Nombreux, pour s’être maintenus constants dans la confession de la foi, en portaient encore dans la chair les cicatrices et les signes, et spécialement, parmi les évêques, Nicolas, évêque de Myrrhe […] »

Si le nom de Nicolas apparaît dans la liste des Pères du concile de Nicée rédigée par Thédore le Lecteur vers 515, on ne sait absolument rien de sa participation au concile convoqué par Constantin le Grand, qui eut à se prononcer sur la nature divine du Christ, consubstantiel au Père, doctrine contestée par Arius. Toutefois, une antique prière adressée à saint Nicolas évoque son rôle de pasteur, témoin fidèle de la foi chrétienne : « O bienheureux évêque Nicolas, toi qui par tes œuvres t’es montré à ton troupeau comme règle de la foi et modèle de douceur et de tempérance, toi qui, par ton humilité, as atteint une gloire sublime et, par ton amour pour la pauvreté, as obtenu les richesses célestes, intercède auprès du Christ-Dieu pour nous faire obtenir le salut de l’âme ». Une chose est certaine, Nicolas fut du côté de saint Athanase d’Alexandrie et de l’orthodoxie, autrement la liturgie ne l’aurait point qualifié de « règle de la foi ».

Peut-être, à la différence de saint Athanase, bien connu pour sa défense « musclée » de la doctrine catholique, saint Nicolas s’est-il aussi caractérisé par son grand amour pour l’harmonie à l’intérieur de l’Église. C’est ainsi qu’on lui prête, à force de patience et de douceur, le ralliement de l’évêque de Nicée, Théognide, auparavant sympathisant d’Arius. La prophétie d’Isaïe éclaire le personnage et l’action de Nicolas, « consacré par l’onction, envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération ». En effet, pasteur infatigable, saint Nicolas se préoccupa non seulement de l’annonce de l’Évangile, mais encore de répondre aux nécessités des pauvres et des indigents, ce qui ne manqua pas d’enrichir sa légende populaire. Il suffit de penser à al façon miraculeuse dont Nicolas mit fin à la famine qui affligeait les habitants de Myrrhe, ou encore à la libération des trois habitants de Myrrhe, innocents condamnés à mort, pour avoir été faussement accusés d’avoir fomenté des désordres publics. Absent de la ville, Nicolas, à peine prévenu de la condamnation de ses trois fidèles, se rendit sur le lieu prévu de leur exécution. Il se fraya un chemin au milieu de la foule accourue pour assister à la mise à mort, s’avança jusqu’au bourreau et lui prit son épée. Une fois les innocents libérés, Nicolas se r4endit au palais du préfet Eustaze et y entra sans se faire annoncer. Arrivé devant le préfet, il l’apostropha et l’accusa d’injustices, de violences et de corruption, puis menaça de porter l’affaire devant l’Empereur. Le préfet s’étant repenti, Nicolas n’insista pas et le pardonna, heureux d’avoir rétabli la vérité et la justice. Les saints sont pour nous des modèles, car leur vie n’est autre que l’Évangile appliqué, l’Évangile vécu. La vie de saint Nicolas, entièrement donnée, fut une réponse à cette invitation de l’Apôtre saint Jean : « Lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité ».

Comment ne pas entendre retentir en nos cœurs l’enseignement constant du pape François qui nous invite tous à la cohérence entre notre fois professée et notre vie vécue au quotidien ? C’est toute la difficulté de la vie chrétienne, vivre « la perfection de l’amour », définition de la sainteté choisie par le concile Vatican II. Saint Nicolas et tous les saints sont des modèles, mais aussi de puissants intercesseurs en notre faveur auprès de Dieu. Au nom du Christ et avec le Christ, les demandent pour nous au Père le dont de « l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut r4ecevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous ».

Je vous invite à vous unir à cette prière proposée par la paroisse de Saint-Nicolas-des-Champs à Paris :

Saint Nicolas,

Tout au long de ta vie, tu as été conduit par la foi, l’espérance et la charité.

Tu as été un modèle de justice et de douceur.

Tu as ainsi obtenu par ton humilité d’entrer dans le Royaume du Père éternel.

Nous croyons que tu intercèdes pour nous auprès de Lui : nous te remercions pour l’e3xemple que tu nous donnes.

Tu accordes bien volontiers ta protection à tous ceux dont tu es le saint patron :

les écoliers, les étudiants, les voyageurs, les pauvres, les affligés,

les célibataires, mais aussi tous ceux qui se confient à toi.

Nous te confions notre paroisse, tous ceux qui entrent dans notre église, tous les habitants de notre quartier.

Nous te confions nos familles et toutes nos intentions.

Tu as été le défenseur de la foi :

obtiens-nous la conversion du cœur, l’amour de l’Église et de nos frères.

Ouvre-nous aux dons de l’Esprit Saint pour que nous demeurions fermes dans notre attachement à Jésus.

Saint Nicolas, prie pour nous !

Amen !

Hommage à Jean-Louis JACQUOT

Ecrit par Webmaster le 22 novembre 2018. Publié dans Actualité de l'association, Actualité générale, Evénements

Bonjour à toutes et tous,

Le jeudi 6 décembre 2018 à 11h30 en la Basilique Saint-Nicolas de Saint-Nicolas-de-Port sera dévoilée une plaque en hommage à Jean-Louis JACQUOT, recteur de la Basilique Saint-Nicolas de 1998 à 2017.

S’en suivra d’une collation en mairie.

Merci de confirmer votre présence par mail à pvdt1@saintnicolasdeport.fr ou par téléphone au 03 83 48 81 57 avant le lundi 3 décembre 2018.

Merci à vous.

Afficher l’invitation en cliquant ici.

Ecrit par Webmaster le 22 novembre 2018. Publié dans Actualité générale

Nous vous invitons à lire l’article de M . LE CLERRE paru ce mois ci dans la dernière édition de la Revue « Connaissance de la Meuse ».

Cliquez ici pour afficher le document.

Bonne lecture à toutes et tous.